Palacio de Liria, Madrid, Espagne

La Bible d'Albe

Un exemple superbe de l'enluminure d'un manuscrit ainsi que la toute première traduction de la Bible hébraïque et de ses gloses vers le castillan.

1046 pages contiennent la première traduction de la Bible hébraïque vers le castillan par le rabbin Moïse Arragel à la demande de Don Luis de Guzman, grand maître de l' Ordre de Calatrava.

Composée à Maqueda, en Espagne entre 1422 et 1430

Une édition strictement limitée de 500 fac-similés numérotés

ISBN 84 60418 650
Prix: £41,000.00

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Folio 1v - Don Luis de Guzmán assis à gauche à l'intérieur d'une cathédrale... en lire plus »

Maqueda, Castille 1422

Un membre important du clergé espagnol, Don Luis de Guzmán demande au savant renommé, le rabbin Moïse Arragel de Guadalajara , d'entreprendre une tâche de signification majeure. Il doit traduire la Bible hébraïque vers le castillan ainsi que compiler un commentaire extensif, accompagné d'une profusion d'illustrations et d' enluminures dans un manuscrit monumental. Le rabbin, fidèle à ses ancêtres et à son peuple, était peu disposé à accepter de préparer un texte qui, il le sentait, pourrait se heurter à la doctrine chrétienne et exposer la communauté juive d'Espagne à des attaques.

Il fut finalement forcé à accepter cette commission par les autorités ecclésiastiques. Le manuscrit connu de nos jours sous le nom de la Bible d'Albe fut achevé en 1430. Il aurait pu devenir un symbole d'espoir pour ces juifs et chrétiens qui, avant la tragique fin de la présence juive en Espagne médiévale, cherchaient à améliorer les relations judéo-chrétiennes. Malheureusement leurs efforts échouèrent et l'hostilité attisée par l' Inquisition culmina dans l' Expulsion de 1492.

Le manuscrit qui fut abandonné et ne fut probablement même pas relié, sera à présent en mesure de jouer le rôle pour lequel il était destiné.

La Bible d'Albe n'est pas uniquement un exemple superbe de l'enluminure d'un manuscrit espagnol. Elle constitue la seule trace d'une des dernières tentatives entreprie par les intellectuels juifs et chrétiens pour guérir les désaccords qui finalement conduisirent à la catastrophe de l'Expulsion. Le fac-similé fut publié afin de rendre hommage et de commémorer la réconciliation et le renouvellement d'une meilleure entente qui a lieu de nos jours.

Folio 49r - Le deuxième songe de Joseph... en lire plus »

La culture juive pénétra profondément la vie espagnole, et son influence est visible encore de nos jours, 500 ans après l'Expulsion. Cette intégration réussie de la contribution juive est le résultat de plusieurs siècles de relations pacifiques.

Au long du onzième siècle, dans certaines régions les juifs connurent presque une complète égalité aux chrétiens. Au cours des douxièmes et treizièmes siècles, les juifs furent instrumentaux dans la traduction d'auteurs grecques comme Platon et Aristote à partir de versions arabes vers l'hébreu, ainsi qu'en aidant divers chrétiens dans leurs traductions vers le latin. Ils contribuèrent de cette manière effectivement à la renaissance du monde intellectuel de l'Antiquité en Europe à travers l'Espagne. De plus, des œuvres juives, telles le Guide des Égarés de Maïmonide furent traduits de l'arabe vers l'hébreu puis vers le latin, ce qui leur permit d'influencer l'oeuvre de penseurs chrétiens, notamment Albertus Magnus et Thomas d'Aquin.

Folio 57v - Dan: un chevalier porte un étendard rose-beige avec l'emblème d'un dragon ailé... en lire plus »

Des rabbins tels Moïse Nachmanides et David Kimchi apportèrent aux Juifs d'Espagne leur sagesse et leur connaissances, inspirant ainsi une société qui non seulement appréciait les livres pour leur contenu, mais pour leur beauté physique. Judah ibn Tibbon, écrivant pour son fils, l'exhortait à 'faire de tes livres des compagnons. Que tes étagères et bibliothèques deviennent tes jardins et tes domaines de plaisir. Nourris-toi dans leurs vergers; cueille les fruits qui y poussent, ramasse les roses, les épices et la myrrhe. Si ton âme est lasse, va de jardin en jardin, de sillon en sillon, de belle vue en belle vue..."

Folio 59r - Tiré du commencement du Livre de l'Exode

En 1422, pendant une accalmie dans les sentiments intensément anti-juifs en Espagne, don Luis de Guzmàn, Grand Maître de Calatrava, décida que seul en commanditant une Bible en castillan, traduite par quelqu'un qui pourrait référencer la bible hébraïque et qui saurait compiler un commentaire reflétant l'interprétation juive du texte, il ferait comprendre aux chrétiens les différences entre les attitudes juives et chrétiennes, et que par conséquent, ceux-ci en viendrait à tolérer leurs vues.

La décision fut remarquable, car Don Luis, un membre haut-placé du clergé, exerçait un pouvoir énorme en Castille. Il apprit que le Rabbin Moise Arragel, de la petite ville deMaqueda en Castille, serait capable d'entreprendre une pareille tâche, et lui demanda de préparer l'œuvre contre une rémunération généreuse. Le rabbin avait de bonnes raisons pour être peu enclin - il craignait d'attiser l'hostilité envers les juifs, et envers lui-même en particulier, en exposant leurs interprétation de la Bible. Il refusa donc fermement, en soulignant l'interdiction juive existante de faire des Bibles illustrées. Ses protestations suscitèrent une correspondance vive avec le Grand Maître, qui heureusement nous est parvenue.

 
Folio 77r - Le candélabre. Cette illustration sur toute la page a été habilement insérée entre les colonnes du texte... en lire plus »

Les vingt-cinq premier feuillets de la Bible d'Albe contiennent les transcriptions détaillées des échanges entre Don Luis et le rabbin Moïse, un document de leurs négociations jusqu'au moment ou le rabbin accepta d'entreprendre cette tâche, peut-être en dépit du bon sens. Une miniature qui occupe toute la page présente Don Luis de Guzmán assis sur un trône comme le Roi Salomon, avec le Rabbin à ses pieds, lui présentant le codex. Deux moines, un franciscain et un dominicain furent assignés pour aider le Rabbin, sans doute pour le surveiller. Un nombre d'artistes chrétiens fut employé pour illustrer le texte, avec pour résultat, un véritable chef-d’œuvre. Connue sous le nom de Bible d'Albe, après son ultime propriétaire, ce manuscrit est le plus important qui nous est parvenu du règne du roi Jean II.

La Bible d' Albe, avec 513 folios et 334 miniatures, est une œuvre d'art visuelle impressionnante. Néanmoins, le vaste commentaire qu'elle contient est encore plus important. Le Rabbin Moïse fit preuve de beaucoup de courage et d'un esprit indépendant - en effet, sa traduction et son commentaire font à peine quelques concessions à la pensée chrétienne, même s'il devait être conscient des dangers qui guettaient la communauté juive et sa propre personne. La Bible contient non seulement de riche fragments d'écrits rabbinique tels les Targoumim, Midrashim et le Talmud, mais aussi d'œuvres ultérieures comme le Zohar - la source du mysticisme juif. Le Rabbin Moïse a bien pu fournir aux artistes des instructions détaillées sur les illustrations, leurs donnant accès aux interprétations juives des scènes bibliques. En conséquent, les images constituent également un témoignage culturel important, car les illustrations présentent des armes contemporaines, des instruments de musique, des meubles et des costumes. La coopération entre le mécène chrétien et l'auteur-traducteur juif fait de la Bible d'Albe un élément vital de l'ancienne et difficile tradition judéo-chrétienne.

Folios 68v-69r - La fuite des Israélites ... en lire plus »

Le Rabbin Moïse Arragel

Sur un tel fond social, il est remarquable que le Rabbin Moïse Arragel ait réussi aussi souvent é présenter l'interprétation juive: nul autre manuscrit existant ne contient un aussi grand nombre de miniatures inspirées par la tradition rabbinique.

Par exemple: Caïn tue Abel en mordant son cou, tel un serpent, exactement comme le décrit le Zohar. Pareil, les objets religieux du Temple sont présentés de la même façon que dans les bibles hébraïques de ce temps. Nous savons que le Rabbin Moïse Arragel acheva le manuscrit le vendredi 2 juin 1430 àMaqueda, mais il ne fut pas rémunéré pour son travail pendant longtemps, et nous le perdons de vue entièrement. La plupart des juifs de Maqueda se converti à la chrétienté à la fin du quinzième siècle, mais le nom Arragel n'apparait pas parmi les noms des baptisés. La Bible d'Albe reste son seul monument.

Disputation Publique

Quand le manuscrit abandonna les mains du Rabbin Moïse ce vendredi de 1430, il fut apparemment longtemps scruté par des censeurs franciscains à Tolède, probablement jusqu'en 1433. D'ici, le manuscrit fut transmis a l'Université de Salamanque, ou le dominicain Juan de Çamora en fit une inspection préliminaire, puis l'envoya au monastère franciscain de Tolède pour un long examen détaillé. Ce travail culmina en une disputation publique pendant laquelle théologiens, chevaliers, Juifs et Maures défendirent leurs opinions. À la suire de ces événements, le manuscrit disparait jusqu'à 1622, ou il refait surface dans la grande bibliothèque du palais de Liria, siège du Grand duc d'Albe et de Berwick, ou il repose jusqu'à présent

.Folio 29v - Le cycle de Caïn et Abel ... more »

Don Luis de Guzmán

Heureusement pour les historiens, le mécène de la Bible d'Albe, Don Luis de Guzmán, est un personnage politique important de l'histoire de l'Espagne. Paradoxalement, la Bible ne put lui être présentée avec cérémonie car la guerre était imminente, et la scène illustrée ne se déroula probablement jamais.

Il reste peu de documents concernant les années instables du règne de Jean II (1406-54). Parmi ceux-ci, la Bible d'Albe est le plus important. Malgré les émeutes anti-juives et les conversions en masse des quatorzièmes et quinzième siècles, les Juifs d'Espagne possédaient des moyens pour renaître. Cette œuvre unique montre comment, en dépit de l'hostilité dominante envers les Juifs et le problème imminent des conversos, il était possible pour un individu éclairé d'essayer de renverser la tendance négative dans les relations judéo-chrétiennes.

 

Les cinquante premières pages du manuscrit contiennent le ‘Memorandum’ du Rabbin Moïse Arragel. Moshe Lazar décrit le volume de commentaires de la manière suivante:

Ayant clairement déclaré que son intention n'était aucunement de critiquer ni de dénigrer les croyances des chrétiens mais de présenter, comme le lui a demandé son mécène, une exégèse rabbinique complète accompagnée des vues divergentes des théologiens chrétiens, Arragel recommanda a ses lecteurs la méthode de présentation suivante:

  1. la ou il n'y a pas d'opposition majeure entre les interprétations juives et chrétiennes d'un concept, phrase ou signification d'une séquence, la glose d'Arragel devrait être acceptable aux deux religions ;
  2. s'il a oublié, ici et la, de délinée clairement les opinions divergentes des exégètes chrétiens et juifs, le lecteur chrétien, s'il se trouve confronté à des commentaires contraires à sa foi, doit les considérer comme une opinion juive, qui n'est pas intentionné comme une négation de sa foi; de même, un lecteur juif, placé devant une opinion contraire aux principes de sa foi doit les considérer comme une interprétation chrétienne, qui lui a été pourvue dans un registre de vues divergentes par les frères travaillant à ses côtés, et non comme l'opinion d'un rabbin et commentateur juif;

    Folio 186r - La mort d' Abimelek pendant le siège de Thebez.
  3. La ou existent des interprétations fondamentales et opposées, celles-ci seront clairement indiquées et l'attention du lecteur sera attirée dessus dans les parties introduction des gloses ;
  4. Les commentaires choisis représentent les meilleurs qu'il ai pu trouvé dans la tradition rabbinique et parmi les matériaux qui lui furent offerts par les moines de Tolède et de Salamanque ;
  5. puisque son travail n'est qu'un abrégé de matériaux exégétiques - laissant aux lecteurs le choix de rejeter ou d'accepter des opinions qui ne renforceraient pas leurs foi - Arragel suggère que le titre approprié pour cette entreprise savante devrait être “la memoratiua” (“le Memorandum”). Arragel faisait peut-être référence à un terme technique semblable hébreu utilisé par les collectionneurs médiévaux de midrashim, notamment yalqout (collection), comme par exemple dans Yalqout Shim’oni.

Arragel compila un Glossaire pour les Égarés dans lequel il explique plusieurs centaines de mots et de concepts, surtout latinismes, néologismes, et termes techniques, y compris ceux qui traitent de concepts clefs des interprétations chrétiennes et juives de l'Écriture Sainte.

Folio 183v - Gédéon choisit ceux parmi les Israélites qui boivent de leurs mains, pour lutter contre Midian... en lire plus »

Le manuscript continue avec les textes bibliques suivants:

Le Pentateuque
Genèse
Éxode
Lévitique
Nombres
Deuteronome

Les Premiers Prophètes
Josue
Juges
I Samuel
II Samuel
I Rois
II Rois

Les Derniers Prophètes
Isaïe
Jérémie
Ezéchiel
Osée
Joël
Amos
Abdias
Jona
Michée
Nahoum
Habaqqouq
Sophonie
Aggée
Zacharie
Malachie

Écrits
Psaumes
Proverbes
Job
Daniel
Esdras
Néhémie
I Chroniques
II Chroniques
Cantiques des Cantiques
Ruth
Lamentations
L'Ecclésiastes
Esther

 

Leurs majestés le roi Juan Carlos I et Sophie de Grèce, reine d'Espagne.

1992

En 1992, Sa majesté le roi Juan Carlos d'Espagne prononça publiquement la révocation de l'édit qui signalait l' expulsion des Juifs d'Espagne il y a 500 ans. L'édit n'avait pas été formellement révoqué auparavant. Enfin, les Juifs sont officiellement bienvenus dans le pays duquel leurs ancêtres furent chassés, et de nouvelles communautés sont rétablies, dans un effort sincère de défaire le mal perpétué par l'Inquisition il y a plusieurs siècles.

Commande du fac-similé

Cet heureux évènement fut commémoré par la publication d'un magnifique fac-similé de cet unique manuscrit. Le duc d'Albe offrit généreusement de laisser faire un fac-similé de son précieux manuscrit, les éditeurs du fac-similé de la Bible d'Albe reçurent la commande suivante du nouveau patron le Señor Mauricio Hatchwell Toledano: "je veux le plus beau fac-similé qui ait jamais été produit, ni moins ni plus..."

Magnifique reliure du fac-similé, avec estampage à froid complexe sur tous les côtés.

Tout comme le manuscrit lui-même fut commandé par un leader puissant, le fac-similé est le projet de Mauricio Hatchwell Toledano, l'instigateur du Comité Juif International Sépharade '92, et le fondateur de la Fundación Amigos de Sefarad d'Espagne. Il décida que la Bible d'Albe serait un testament vivant de l'esprit de 1992, faisant renaître les espoirs oubliés depuis longtemps de ceux qui travaillèrent dessus il y a plus de cinq siècles.

Mauricio Hatchwell Toledano

Message du président de Sepharade '92

1492 représente une étape gigantesque dans l'histoire du monde avec la découverte du Nouveau Monde. C'est aussi la date d'un événement qui marqua profondément et à tout jamais l'avenir de l'Espagne, car elle prenait la tragique décision d'expulser ses Juifs, ce qui allait affaiblir, comme l'a dit John Eliott, les ciments de la monarchie espagnole au début même de sa course impériale

En effet, pour le peuple juif espagnol, Sépharade n'était pas un exil mais une patrie. Il etait très rare et difficile pour une communauté juive d’atteindre pareille gloire et splendeur sur une aussi longue période - presque 500 ans.

L'école des Traducteurs de Tolède, berceau de la langue Castillane, est un exemple éminent de cet Age d'or, une période heureuse ou les chercheurs, fidèles des religions monothéistes, les fils en somme du même Dieu, œuvraient de concert - cas unique et exceptionnel - pour apporter au monde un peu plus de lumière, un peu plus d'espérance dans un cadre de TOLÉRANCE.

1992 marqua le cinquième centenaire de la brusque interruption de cette époque dont nous rêvons encore. C'est pourquoi, pour commémorer cette odyssée spirituelle qui appartient au patrimoine juif, Séfardim et Ashkénazim ensemble constituèrent le Comité Juif International Sépharade '92. Parmi ses membres se trouvèrent juifs et non-juifs ainsi que la Fondation Amis de Séfarade, communautés juives à travers le monde, et principales organisations juives nord-américaine et européenne. Elie Wiesel, lauréat du prix Nobel de la paix fut nommé président honoraire.

Nous, le Comité Juif International Sépharade 92, souhaitons donner un tour positif à l’histoire, à la nôtre en particulier, en ce seuil du 21e siècle. Il faut que 1992 ne soit pas seulement le rappel – légitime- de la tragédie passée, mais l’occasion de reconnaître et faire reconnaître de par le monde qu'il est nécessaire:

  1. de connaître et apprendre l'histoire de nos ancêtres en Espagne qui non seulement furent massacrés par l'intolérance mais furent ensevelis une deuxième fois par la négligence de l'histoire
  2. de rappeler au monde, aux Juifs et non-Juifs, ce qui est malheureusement considéré comme allant de soi, mais qui doit être souligné et répété une nouvelle fois, encore et encore: La contribution juive, Sépharade et Ashkénaze, à la civilisation de l'ouest. En plus, en tant que Peuple du Livre, les Juifs ont prouvés, avec la génération la plus récente, et la résurgence de l'État d'Israël, leurs capacité en agriculture, technologie de pointe et l'art de la survie militaire.

  3. de reconnaître le message des siècles passés: que la TOLÉRANCE est une forme désirable de civilisation pour l'humanité et une formule pour le progrès dans le futur des nations

"L’oubli mène à l’exil tandis que la mémoire est le secret de la Rédemption, de notre Rédemption".

Mauricio Hatchwell Toledano

James Brockman,

Maître Relieur prépare le manuscrit avant qu'il ne soit défait pour être photographié

Le photographe Israélien célèbre David Harris dans son "studio”, la cave du Palacio de Liria, à Madrid. Il se tient debout derrière une chambre photographique grand format Sinar et des ombrelles.

James Brockman défait la couture afin de pouvoir séparer et mettre à plat les feuillets pour la prise en photo.

Une fois les images photographiées, elles sont traitées à Madrid en Espagne puis inspectées dans un laboratoire avant d'être envoyées à Facsimile Editions pour la séparation des couleurs à Milan en Italie.

Production du fac-similé

Dans sa quête soutenue pour la meilleure qualité, il demanda à Facsimile Editions de produire un fac-similé sans pareil, qui combinerait les matériaux les plus fins avec une connaissance du métier sans égal.

Le papier formule specito pour le fac-similé qui reproduit exactement la sensation au toucher ainsi que l' opacité du parchemin, a été moulu en Italie. Les pages du manuscrit ont été défaites au Palacio de Liria à Madrid par James Brockman, le Maître Relieur d'Oxford, ce qui permit à chaque folio d'être placé à plat pour la prise en photo. Le photographe Israélien David Harris emmena de l'équipement de Londres et de Jérusalem à Madrid pour photographié le manuscrit, en employant du film grand format spécialement produit en un lot, et traité au même laboratoire afin d'assurer une balance de couleur constante. L'année suivante les séparateurs de couleurs de Milan rejoignirent Linda Falter et l'imprimeur lors de rencontres régulières au Palais à Madrid, ou les épreuves de chaque page furent comparées dans tous les détails avec l'original, jusqu'à ce que soit obtenue une parfaite ressemblance des couleurs.

Chaque coup de pinceau et point d'or fut examiné et reproduit sur le fac-similé. Michael et Linda Falter demeurèrent à Milan pour la période entière de la production, ou l'équipe d'artisans travailla sous leur supervision directe et constante. Rappelant l'atmosphère qui régnait lors de la fabrication du manuscrit original à Maqueda, des spécialistes de l'Europe entière arrivèrent à Milan, afin d'assurer que le fac-similé reflèterait l'original de la manière la plus fidèle possible.

La Reliure

La reliure originale du manuscrit n'existe plus, et c'est pourquoi une reliure Mudéjar estampée à froid qui se trouve à présent dans la Cathédrale de Tolède et produite au même temps et au même endroit géographique que le manuscrit, fut utilisée comme modèle pour le fac-similé pour remplacer la reliure du manuscrit original. La reliure avec des maroquins de chèvre suffisamment larges pour couvrir les plats fut un travail intimidant pour le relieur, Angelo Recalcati, qui travailla dessus dans son atelier près de Milan.

Présentation au palais

Le projet prit une année entière pour être complété et atteint son apogée le 31 mars 1992 au Palais du Pardo à Madrid, ou Sa Majesté le roi Juan Carlos I d'Espagne reçut une copie du fac-similé de la Bible d'Albe. Il révoqua aussi l'Édit concernant l' Expulsion des Juifs d'Espagne, et accueillit formellement leurs descendants - ainsi que tous les Juifs - en Espagne

Seules 500 copies du fac-similé et du volume de commentaires furent produites. Les éditeurs croient fermement qu'en rendant ce manuscrit médiéval accessible à un plus grand public, ils réalisent, quoique cinq siècles plus tard, le souhait de ses créateurs, et l'atmosphère de tolérance et d'entente que ceux-ci -et nombreuses générations après - espéraient atteindre et pour laquelle ils priaient en vain.

Leurs Majestés le Roi Juan Carlos I et la Reine Sophie accueille Michael Falter au Palais du Pardo à Madrid.

31 mars 1992Mauricio Hatchwell Toledano présente les deux premières copies de la Bible d'Albe au Roi Juan Carlos I d'Espagne et au président d'Israël Chaïm Herzog.

Linda Falter discute de la production du fac-similé avec Leurs Majestés le Roi Juan Carlos I et la Reine Sophie.

 

Le fac-similé ne doit pas être considéré comme un bel objet uniquement, car ceux qui le produisirent avaient en tête les mots et le message qu'il contient. Mauricio Hatchwell Toledano en était conscient lorsqu'il demanda à des chercheurs de premier plan de pourvoir des explications et des analyses du manuscrit. Les résultats de leurs travail paraissent dans un volume de commentaire élégant, rempli d'illustration, conçu par le typographe éminent Gerald Cinamon (aidé par Anthony Kitzinger). Les débuts de chapitres furent conçus et dessinés à la main par le Maître calligraphe  Satwinder Sehmi. Le volume de commentaires présente le contexte historique du manuscrit, avec la période qui mèna à l'Expulsion. Le tout fut rédigé par Jeremy Schonfield, spécialiste des manuscrits médiévaux et de la culture juive.

Le volume de commentaires décrit en détails le contenu de chaque page.

Shlomo Ben-Ami, alors ambassadeur d'Israël en Espagne, décrit la contribution des Juifs Sépharades à la civilisation espagnole.

Sonia Fellous-Rozenblat du C.N.R.S. Professeur de l'art juif à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales, de Paris, examine en détail les circonstances dans lesquelles le manuscrit fut commandité et décrit le symbolisme de son iconographie magnifique. Sonia Fellous a depuis publié une description somptueusement illustrée de l'iconographie du manuscrit:: Histoire de la Bible de Moïse Arragel (Somogy éditions d’art, France ISBN 2-85056-516-4)

Folio 224v - Joab tue Amasa pendant la poursuite de Shéba... ... en lire plus »

Adriaan Keller, étudiant de thèse de doctorat à l'Université de Leiden, examine la codicologie et la paléographie du manuscrit.

Moshe Lazar, Professeur de Littérature comparative à U.C.L.A., étudie la traduction de la Bible translation et le commentaire qui apparait dans le manuscrit.

Angus McKay, Professeur d'Histoire espagnole médiévale à l'Université d'Édinbourg,  parle des  relations judéo-chrétiennes  en Espagne au temps de la composition de la Bible d'Albe.

Le volume de commentaires est relié avec du maroquin pour compléter la reliure du fac-similé.

 
Codicologie
  • Taille 405 x 295 x 110mm (16 po x 11.5 po x 4.5 po) environ.
  • La taille des p ages peut varier légèrement. 1026 pages. 513 folios numérotés de 1 à 513, plus un document.
Papier
  • Plusieurs années de recherche et de mise en point ont culminé dans la production d'un papier qui reproduit exactement l'opacité, la sensation au toucher et l'épaisseur du parchemin sur lequel le manuscrit fut composé. Le papier, préparé par une petite usine à papier dans les Alpes ressemble à celui employé pour la Bible de Kennicott, le Florilège de Rothschild et la Haggadah de Barcelone. Il a été proclamé être la meilleure imitation de parchemin jamais produite. Le papier au pH neutre de 160 gsm est non-couché et a été moulu exclusivement pour ce fac-similé.
Séparation des couleurs et épreuvage
  • Les séparateurs de couleurs ont combinés le travail de scanners au laser avec du travail à la main méticuleux afin de préparer les séparations de couleurs nécessaires pour les premières épreuves. Ces épreuves ont ensuite été comparées avec le manuscrit original à Madrid par le séparateur, l'éditeur et l'imprimeur, et des corrections ont été faites. De nouvelles preuves ont été produites et comparées encore une fois à l'original. Certaines pages nécessitèrent jusqu'à quatre épreuves afin d'assurer une reproduction fidèle du manuscrit.
Impression
  • Le fac-similé est imprimé par lithographie offset jusqu'à douze couleurs. Chaque page fut imprimée sous la supervision des éditeurs, qui restèrent en Italie pendant la durée de l'impression.
Or et agent
  • Les trois différentes sortes d'or et d'argent présents dans le manuscrit sont fidèlement reproduits dans le fac-similé.

  • L'or et l'argent en relief ont été reproduits par un processus unique developé par les éditeurs pour leur fac-similé. Les artisans posent la feuille de métal individuellement sur chaque page, en utilitsant un procédé spécial d'accumulation afin que l'or soit en relief comme sur l'original.

  • L'or et l'argent plat sont apposés sous forme de feuille de métal très fines, et partout ou c'est nécessaire, sur-imprimé afin de refléter l'éventail de couleurs et du grain du manuscrit original. Les enluminures qui contiennent de l'or apposé avec un pinceau dans l'original sont reproduites à l'aide de poudre d'or.
  • Une grande partie de l'argent qui recouvre le manuscrit est terni, une autre technique a été dévelopé afin de reproduire l'argentoxydé , plat ou en relief.

Trous
  • Les pages du manuscrit contiennent de nombreux trous, qui sont soit naturelles au parchemin utilisé par le scribe, ou qui sont l'oeuvre de vers de papier à travers les siècles. Ils sont tous reproduits dans le fac-similé.

Découpage
  • Chaque page est taillée pour reproduire la taille et la forme exacte de l'original, y compris toutes les irrégularités. Les bords de chaque page sont ensuite dorés..

Reliure
  • La reluire originelle du manuscrit n'existe plus, c'est pourquoi une reliure Mudéjar en maroquin de chèvre de l'époque sur des plats en bois, éstampés à froid avec des motifs géométriques entrelacés et achevé avec des fermoirs solides en cuivre sur des lanières en cuir, a été exactement copiée. L'original se trouve dans la Cathédrale de Tolède. Les cahiers ont été cousus à la main et la formation des cahiers de la Bible d'Albe originales fut rigoureusement observée.
Édition
  • Limitée strictement à 500 copies
  • 150 copies de Fondateurs dans des coffrets de présentation aux dos de cuir rond, numérotées de 1 à 150.
  • 300 copies dans des coffrets de présentation au dos carré, numérotés de 151 à 450
  • 50 copies Ad Personam , numérotées de I à L
Destruction des plaques d'imprimerie
  • Une fois la 500e copie complétée, les plaques d'imprimerie ont été détruites afin de préserver la valeur considérable d'investissement de l'édition
Certificat de donateur
  • Chaque fac-similé peut-être accompagné d'un certificat calligraphié par notre calligrapheafin de commémorer la famille du propriétaire ou du receveur.
Envoi, emballage et assurance
  • Le prix comporte un emballage protectif robuste, livraison internationale par courrier et assurance
  • Service par courrier, habituellement UPS
  • Livraison internationale du jour au lendemain possible sans coûts additionnels
  • Facture électronique et détails de répérage delivrés instantanéement par courriel
 
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